• MUSIQUE CLASSIQUE

    L’écoute de la musique classique est utilisée en rééducation auditive.

    En effet, la musique permet de solliciter une multitude d’aires cérébrales.

    Suivant tout un parcours dans le système auditif, la musique pénètre dans le cortex auditif, d’où elle résonne dans presque tout le cerveau. Inutile en effet de vouloir y trouver un centre bien localisé chargé d’interpréter la musique.

     

    Les deux hémisphères sont mis à contribution, même s’ils jouent des rôles différents :

    --> le gauche prend en charge le rythme,

     

    --> le droit s’occupant de la mélodie et de l’harmonie.

     

    Les différents cortex auditifs interprètent aussi chacun leur partition :

    • le cortex primaire identifie les éléments fondamentaux de la musique comme la hauteur du son ou le volume ;
    • le cortex secondaire se consacre à l’harmonie, à la mélodie et au rythme ;
    • puis le cortex tertiaire intègre toutes ces informations pour fournir une perception globale du morceau.

     

    --> S’il y a une voix dans le morceau de musique, le Sillon Temporal Supérieur de l’hémisphère droit est activé, car c’est une partie du cortex qui réagit spécifiquement à la voix humaine.

     

    --> S’il y a de la parole, les aires du langage dans l’hémisphère gauche sont mises en jeu. Il faut y ajouter des aires motrices qui interviennent notamment lorsque l’on joue d’un instrument ou que l’on chante.

     

    --> Si la musique est connue, le lobe temporal chargé de la mémoire auditive s’active.

     

    --> Les 2 hippocampes s’activent également lorsqu’on entend un air familier car elles sont chargées de l’analyse fine de l’harmonie. Les deux amygdales, responsables de la mémoire émotionnelle, peuvent aussi s’activer, tout comme le cortex orbito-frontal.

     

    --> Enfin, les circuits rythmiques du cervelet interviennent lorsque l’on bat la mesure, avec le pied ou dans sa tête.

     

     De plus, les émotions provoquées par l’écoute de la musique ont un aspect universel. Des chercheurs répertorié neuf émotions : l’émerveillement, la puissance, la nostalgie, la transcendance, le calme, la joie, la tendresse, la tristesse et l’agitation.

     

     En observant aussi leurs cerveaux avec l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IMRf), une équipe de recherche a confirmé que, selon leur nature, et plus encore, selon leur intensité et le niveau d’excitation qu’elles provoquaient, les émotions n’animaient pas les mêmes zones cérébrales.