• EARLY START DENVER METHOD

     

    ARTICLE ORIGINAL du 26/10/2012 sur UC DAVIES Mind Institute 

    Sally Rogers © UC RegentsMETHODE DE DENVER

    "Nous savons que les cerveaux d'enfants sont assez maléables et nous avons déjà démontré que cette thérapie capitalise le potentiel d'apprentissage du cerveau d'un nourrisson, afin de limiter les effets délétères de l'autisme», a déclaré l'auteur de l'étude Sally Rogers, professeur de psychiatrie et de sciences comportementales et chercheur à l'Institut UC Davis MIND.

    Le Early Start Denver Model (ESDM) a été développé par Rogers et Geraldine Dawson, responsables scientifiques de la recherche pour l'organisation Autism Speaks.  Il est le premier modèle à aborder l'altération de la motivation sociale et à se baser sur des compétences socio-émotionnelles en plus de l’apprentissage cognitif. La motivation étant la base des apprentissages, l'ESDM utilise plusieurs stratégies pour accoître cette motivation.  L'ESDM est adapté pour les enfants à partir de 12 mois jusqu’à 4/5 ans.

    La thérapie allie :

    --> une approche développementale axée sur le jeu, en favorisant également le langage et la communication à l’intérieur d’une relation affective positive.

    --> une approche comportementale par ses méthodes d'enseignement, qui s'appuient sur l'ABA (aide, renforcement, généralisation…).

    "C'est peut-être la première démonstration qu'une intervention comportementale de l'autisme est associé à des changements dans le fonctionnement du cerveau ainsi que des changements positifs dans le comportement», a déclaré Thomas R. Insel, directeur de l'Institut national de santé mentale, qui a financé l'étude. "En étudiant les changements dans la réponse neurale aux visages, Dawson et ses collègues ont identifié une nouvelle cible et un biomarqueur potentiel pouvant guider le développement de traitement."

    Pour cette étude, les chercheurs ont recruté 48 enfants atteints d'autisme âgés de 18 à 30 mois à Sacramento, en Californie, et à Seattle. Le ratio de participants garçon/fille était 3 pour 1 (l'autisme est 5 x plus fréquente chez les garçons que chez les filles).

    Environ la moitié des enfants atteints d'autisme ont été répartis au hasard pour recevoir l'intervention ESDM pendant 2 ans à raison de 20 heures/semaine. Leurs parents aussi ont été formés pour administrer le traitement, caractéristique essentielle de l'intervention.

    Les autres participants atteints d'autisme ont reçu des quantités similaires d'autres types d'interventions avec évaluations, manuels et autres matériels de lecture.

    Conclusion de l'étude :

    L'activité cérébrale des participants a été évaluée à l'aide d'électroencéphalogrammes (EEG) qui mesure l'activation du cerveau lors de l'affichage des stimuli sociaux - visages - et les stimuli non sociaux - jouets. Des études antérieures ont montré que les nourrissons et les jeunes enfants typiques montrent une activité cérébrale accrue lors de la visualisation des stimuli sociaux plutôt que des objets, tandis que les enfants autistes montrent une tendance opposée.

    Les enfants ayant reçu l'intervention ESDM étaient 2 fois plus nombreux à montrer une plus grande activation du cerveau lors de la visualisation de visage que lors de la visualisation d'objets - une démonstration de l'activité cérébrale normalisée.

    Onze des 15 enfants qui ont reçu l'intervention ESDM soit 73%, ont montré plus d'activation du cerveau lors de l'affichage des visages comparativement à celui des jouets.

    De même, 12 des 17 enfants au développement normal, soit 71%, a montré la même tendance.

    Mais la majorité (64%) des bénéficiaires des interventions autres a montré le contraire, soit une plus grande réponse aux jouets qu'aux visages. 

    En outre, les enfants qui ont reçu l'ESDM et qui présentaient une plus grande activité du cerveau lors de l'affichage des visages, avaient également moins de problèmes socio-pragmatiques ainsi qu'une amélioration de la communication sociale, y compris la capacité d'initier des interactions, établir un contact visuel et d'imiter les autres, selon le chercheur de MIND Institute, Rogers.

    Avec la mise en place l'intervention ESDM, ces chercheurs ont montré qu'ils pouvaient améliorer la cognition, la langue et les compétences de la vie quotidienne.

    Une étude publiée en 2009 a révélé que les bénéficiaires de ESDM ont montré plus de 3 x plus de gain de QI et de progrès de langage que les bénéficiaires des interventions communautaires.

    «C'est la première étude cas-témoin d'une intervention précoce intensive qui démontre à la fois l'amélioration des compétences sociales et l'activité cérébrale normalisée résultant de thérapie d'intervention précoce intensive", a déclaré Dawson, principal auteur de l'étude et professeur de psychiatrie à l'Université de Caroline du Nord , Chapel Hill. «Étant donné que l'Académie américaine de pédiatrie recommande que tous les enfants de 18 à 24 mois soient examinés pour détection d'autisme, il est essentiel que nous ayons des traitements efficaces disponibles pour les jeunes enfants dès qu'ils sont diagnostiqués."

    "Pour la première fois" Dawson poursuivi, «les parents et les professionnels ont la preuve que l'intervention précoce peut modifier le cours de développement du cerveau et du comportement chez les jeunes enfants. Il est crucial que tous les enfants autistes aient accès à une intervention précoce qui peut favoriser le plus résultats positifs à long terme. "

    Les évaluations sont faites à partir de la Checklist DENVER.

    Rogers, Dawson et Laurie A. Vismara, également chercheur à l'Institut MIND, ont écrit 2 livres sur l'intervention. Un pour les professionnels est intitulé "Early Start Denver Model pour les jeunes enfants autistes: promouvoir la langue, l'apprentissage et l'engagement" et l'autre pour les parents intitulé "Un départ matinal pour votre enfant avec autisme: Utiliser les activités quotidiennes, pour aider les enfants à entrer en contact avec l'autre, à communiquer et à apprendre." 

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    L'intervention ESDM est disponible à Sacramento par l'Institut de l'esprit et dans un certain nombre de sites à travers les Etats-Unis et d'autres nations. Pour plus d'informations concernant sa disponibilité à l'Institut MIND, contacter Megan Devitt au 916-703-0465.

    La formation à la méthode ESDM, et/ou les certifications professionnelles sont assurées par le Mind Institute et l'Université de Washington.

    GRILLE DE SUIVI PRISE EN CHARGE ENFANT EN ESDM --> Télécharger « denver-checklist-developpemental.pdf »

    La checklist de l’ESDM est un outil de critère référencé qui fournit des séquences développementales de compétences et une variété de domaines développementaux : communication réceptive, communication expressive, habiletés sociales, compétences de jeu, compétences cognitives, compétences de motricité fine, compétences de motricité globale, compétences de comportements adaptés, autonomie personnelle et attention conjointe. La checklist est organisée en quatre niveaux de compétences, qui correspondent à peu près à des périodes d’âge développemental de 12-18 mois, 18-24 mois, 24-36 mois, et 36-48 mois.

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 

    LA METHODE ESDM EN FRANCE 

                   --> Interview du Pr Bernadette Rogé

    "L'ABA n'a pas été importé d'Amérique du Nord par Vinca Rivière, contrairement à ce qui est souvent affirmé. D'autres universitaires l'enseignent et le pratiquent en France depuis des années avec une tout autre approche. Bernadette Rogé est de ceux-là. Psychologue, formée à l'ABA depuis quelque trente ans, professeur des universités à Toulouse Le Mirail, c'est l'une des expertes du comité de pilotage élargi de la Haute autorité de santé. Elle est aussi fondatrice et directrice d'un SESSAD (service d'éducation spéciale et de soins à domicile) à Toulouse, géré par l’association Ceresa (Centre régional, d'éducation et de services pour l'autisme). Cette structure comporte une équipe pluridisciplinaire de 20 personnes pour 38 enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme et fonctionne avec un coût moyen de 29 000 euros par enfant et par an.

     Quand et comment avez-vous été formée à l'ABA ?

    BERNADETTE ROGE Au milieu des années 1970, à la fin de mes études de psychologie, j'ai pris l'orientation thérapie comportementale et cognitive (TCC) et fait différentes formations généralistes en TCC. Puis dans les années 1980, je suis allée à Los Angeles où j'ai eu l'occasion de me former auprès du docteur en psychologie Ivar Lovaas, qui a initié cette méthode dans les années 1960. Ça fait donc quasiment trente ans que je suis formée à l'ABA et que je l’ai intégré à ma pratique en France.

    EARLY START DENVER METHOD

     Justement, comment le pratiquez-vous ?

    D'une manière souple. Car si, au départ, Lovaas pratiquait un comportementalisme pur et dur où les intervenants étaient très directifs avec les enfants en leur imposant des tâches répétitives que l'on renforçait systématiquement (grosso modo, par un système de récompense quand les tâches étaient correctement accomplies), depuis, il y a eu des avancées. On sait aujourd'hui que les enfants autistes ne généralisent pas bien. Si on leur fait répéter indéfiniment une même situation, ces enfants feront certes des acquisitions mais ils ne pourront les reproduire que dans cette situation donnée. Ils ne la transposeront pas à une situation similaire. L'apprentissage alors n'est pas intéressant car ce que l'on veut c'est que, globalement, l'enfant soit davantage adapté au monde qui l'entoure. Cette approche a donc évolué en tenant compte de la dimension cognitive. J'ai ainsi été formée aussi auTeacch chez Eric Schopler, où, pour le dire vite, on adapte l'environnement pour favoriser les apprentissages de l'enfant. J'ai ainsi infléchi mon approche de l'ABA en tenant compte des particularités de ces enfants. Car on ne peut pas se contenter de travailler avec ces enfants en leur inculquant des fonctionnements répétitifs, nous devons aussi tenir compte de leur disponibilité, leur motivation, leur fonctionnement particulier sur le plan sensoriel, cognitif, ce qui demande beaucoup d'adaptations. Enfin, en juillet dernier, je suis allée me former à Sacramento en Californie, au modèle de Denver. Cette approche destinée aux tout-petits travaille davantage sur les émotions et la dimension relationnelle. Elle croise l'approche émotionnelle et l'ABA. Plus concrètement, au lieu de rester sur un plan strictement cognitif ou adaptatif, on pose un contexte qui est celui du jeu et de l'interaction émotionnelle positive. Denver se différencie des méthodes de thérapies par le jeu que sont SonRise ou Floortime, car Denver utilise le jeu, le plaisir, pour appliquer les techniques de l'ABA et faire apprendre l'enfant. Si l'on est moins directif qu'avec l'ABA seul, c'est pour que l'enfant nous suive dans ce que nous lui proposons. L'important, c'est d'obtenir sa motivation pour lui apprendre qu'il a une certaine emprise sur son environnement. S'il dit non ou refuse, on accompagne ce refus en le commentant et en en tenant compte. « Tu ne veux pas ? Alors c'est terminé et on passe à autre chose. » Du coup, on travaille tous les domaines, langage, adaptation, motricité… d'une manière beaucoup plus naturelle et spontanée. Je constate tous les jours qu'avec cette combinaison de méthodes, on peut obtenir des comportements beaucoup plus spontanés. Il s’agit de très jeunes enfants et le fait de tenir compte de ce qu’ils aiment ou pas leur procure une certaine emprise sur le milieu, les motive et leur donne plus d’initiative. Cela ne signifie pas que progressivement on ne va pas aussi poser un cadre et des interdits comme pour tout enfant.

     Pourquoi toutes ces évolutions ? L'ABA ne suffisait pas ?

     Au départ, ce qui était reproché à l'approche comportementale, c'était d'apprendre à l'enfant un type de comportement plaqué, acquis par renforcement. Et c'est vrai que certains enfants gardaient un style stéréotypé. Mais Sally Rogers, la psychologue américaine qui développe le modèle Denver, montre que si l'enfant est pris en charge jeune, à l'âge où les réseaux neuronaux sont en cours de constitution, et que l'on travaille sans séparer le socio-émotionnel du comportemental, on a plus de chance d'obtenir un comportement naturel. Sally Rogers travaille avec des enfants de 12 mois environ. Moi, parce qu'on n’a pas les mêmes outils de détection en France, je travaille avec des enfants de 2 ou 3 ans. Mais même plus grands, je constate avec un grand plaisir l'évolution des enfants, des évolutions plus intéressantes qu'avec l'ABA stricto sensu.

    Au centre Camus de Villeneuve d'Ascq, Mme Vinca Rivière affirme pourtant que l'ABA doit être utilisé seul pour obtenir des résultats… 

    Je ne veux pas me prononcer sur ces pratiques. Même quand Mme Rivière explique que la technique “du choc électrique” est efficace sur certains adultes ? J'ai dit que je ne voulais pas me prononcer… Mais il faut savoir qu'au départ, dans les années 1960, il y a donc plus de cinquante ans, l'ABA était une technique exclusivement expérimentale : on voulait voir si les enfants et les adultes avec autisme pouvaient, comme tout un chacun, apprendre avec les théories de l'apprentissage et du conditionnement. On apprenait donc à un enfant à appuyer sur un bouton quand il y a une sonnerie, et pour renforcer le bon comportement, on lui donnait un aliment ou un bonbon. Ça n'avait pas beaucoup de sens, mais c'était des expérimentations pour montrer que ce modèle d'apprentissage pouvait marcher chez les autistes comme chez les autres personnes. Ensuite, il y a eu, et c'est dommage, et c'est très malencontreux, des gens qui ont utilisé des chocs électriques. Ça a été dénoncé dès les années 1960, par Eric Schopler notamment, puis même Lovaas l'a regretté. Pour ma part, je pense que sur un plan éthique, c'est absolument exclu. C'est impossible à justifier.

    Mais dans les instances professionnelles, vous en parlez ?

    Mais cette personne n'est dans aucun réseau professionnel français des thérapies comportementales et cognitives ! Pour ma part, j'ai eu la chance de suivre ces évolutions car je suis membre del'association française des TCC, je suis aussi présidente du comité scientifique de l'Arapi (Association pour la recherche sur l'autisme et la prévention des inadaptations), par ailleurs, en tant qu'enseignante chercheur à l'université de Toulouse Le Mirail, je fais évoluer ma pratique en fonction des progrès scientifiques. On sait maintenant que faire uniquement de l'ABA, ce n'est pas forcément l’idéal. Il faut s'adapter à l'enfant, le mettre au centre du dispositif et utiliser tous les outils, sans entrer en religion pour une méthode.

    Tous les outils… jusqu'aux psychothérapies ?

    Non, ça s'arrête aux approches éducatives recommandées par la Haute autorité de santé. Il s'agit de ne pas tout mélanger même si l'on peut utiliser certaines psychothérapies avec des enfants de haut niveau, comme des autistes Asperger par exemple. Mais on doit rester dans une approche très pragmatique et concrète correspondant aux besoins de ces enfants et adolescents. Par exemple, à travers un jeu de rôle, on peut construire avec eux un scénario qui mette en scène une situation qui les angoisse, qui est difficile et on peut leur apprendre à mieux se comporter dans cette situation lorsqu’elle se reproduira. La dimension concrète est très importante pour les autistes. Les allonger sur un divan, ça n'a pas de sens quand on sait comment ils fonctionnent.

    Diriez-vous qu'avec l'ABA ou les autres méthodes que vous utilisez, les enfants peuvent sortir de l'autisme ?

    Non. Dire cela, c'est méconnaître totalement ce qu'est l'autisme. On ne sort pas de l'autisme, on s'améliore. Quand on pose le diagnostic, en général, des choses irréversibles se sont déjà produites dans le cerveau. D'où l'importance de prendre en charge au plus jeune âge. Avec des enfants encore en développement, on peut, avec des méthodes adaptées minimiser les risques d'évolutions négatives et leur apprendre beaucoup de choses. C'est sûr que l'on obtient des améliorations, mais promettre qu'on va les faire sortir de l'autisme, c'est du mensonge.

    Comment évaluer alors les effets de la méthode ABA ?

    D'abord chaque professionnel s'auto-évalue, il trace les courbes d'apprentissage des enfants, et cela peut se prêter à une évaluation externe. D'ailleurs, si l'on veut faire une publication scientifique, ce sont les évaluations de personnes externes qui comptent. Il faut que ce soit bien sûr fait par des psychologues formés à l'ABA, mais il y en a beaucoup en France, qui ont reçu un enseignement à l'étranger ou en France. Rien que dans mon université, je forme depuis des années des psychologues à l’approche comportementale et cognitive.

     Justement comment se fait la formation ? Comment s'articulent la théorie et la pratique et comment s'assurer que, notamment durant les stages, la pratique des étudiants est une bonne pratique ?

    Chaque étudiant qui entre en Master Professionnel (après une licence et une première année de master, soit quatre années d’études) consacre d'abord tout le premier semestre à ses cours. C'est une partie théorique très intensive. Ensuite, de janvier à juin, il aura un stage de professionnalisation de 500 heures dans une structure. Et tous interviennent aussi dans des familles. Les étudiants qui vont dans les familles n'y vont jamais seuls. A deux, ils forment un binôme et quand ils rencontrent de trop grandes difficultés, les enseignants les accompagnent. De plus, ils sont supervisés chaque semaine, au cours d'une séance de trois heures. Ils sont vraiment suivis et en aucun cas les étudiants ne partent remplacer des professionnels. C'est une rigueur qui rassure les familles mais qui assure aussi la qualité des pratiques qui leur sont proposées."  

    Article originale de Mediapart, disponible aussi sur Collectif Psychiatrie.

    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Le CERESA à Toulouse, Centre Régional d'Education et de Services pour l'Autisme, a vu le jour sous l'impulsion de Bernadette Rogé en association avec des parents autistes. Le professeur Rogé enseigne en parallèle à Toulouse Mirail section Autisme et troubles du développement.

    Fonctions de Mme Bernadette Rogé

    • Enseignant chercheur UFR de psychologie, spécialité psychopathologie développementale, psychologie de la santé de l’enfant,
    • Directrice UFR de Psychologie, Université de Toulouse Le Mirail Responsable du Diplôme d’Université "Autisme et autres troubles du développement", Université de Toulouse Le Mirail,
    • Vice Présidente de l’Association pour la Recherche sur l’Autisme et la Prévention des Inadaptations (ARAPI),
    • Vice Présidente de l’Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC).

     

     Vidéo de présentation du CERESA du site autisme.info31

     

     

     

    Autismes et prises en charge comportementales

     Arcachon – 14 Novembre 2011- Présentation de Bernadette ROGE