• DSM 5

     Selon Wikipédia, article pourvu,

    Accusations de « conflits d’intérêts financiers » sur le DSM

    Depuis une dizaine d'années, la prise de conscience croissante de l’importance de la transparence dans les publications biomédicales se reflète par le nombre croissant de revues médicales qui ont adopté des politiques éditoriales de divulgation de conflit d'intérêt financier et par le soutien recueilli par ces politiques au sein des associations professionnelles. Or, si des conflits d’intérêts financiers peuvent biaiser les résultats d’une étude, il y a tout lieu de croire qu’ils peuvent aussi biaiser les recommandations d’un comité d’experts. Des compagnies pharmaceutiques subventionnent des congrès, revues et recherches liés au contenu du DSM, car ce qui y est considéré comme susceptible d’être diagnostiqué a un impact direct sur les ventes des médicaments. Une expertise publiée au mois d'avril 2006 dénonce des conflits d'intérêts de certains experts du comité du DSM-IV qui ont eu ou ont des liens financiers avec l'industrie pharmaceutique. D'après cette étude, cela concerne un tiers des experts ayant exercé leur activité d'experts au profit de firmes pharmaceutiques. L'expertise a identifié plusieurs catégories d’« intérêts financiers » : avoir perçu des honoraires ou détenir des actions dans une compagnie pharmaceutique, être directeur d’une startup, membres du comité scientifique ou du conseil d’administration d’une entreprise pharmaceutique, être expert pour un litige mettant en cause une compagnie pharmaceutique, détenir un brevet ou un droit d'auteur, avoir reçu des cadeaux d’une compagnie pharmaceutique incluant des voyages, des subventions, des contrats et du matériel de recherche.

    Les résultats montrent que parmi les 170 membres des panels du DSM, 95 (56 %) présentaient au moins un des onze types de liens financiers possibles avec une compagnie de l’industrie pharmaceutique. Dans 6 commissions sur 18, des liens avec l’industrie pharmaceutique ont été trouvés chez plus de 80 % des membres. Ces liens concernent 100 % des membres du groupe de travail « Troubles de l’humeur » (n = 8) et du groupe « Schizophrénie et désordres psychotiques » (n = 7), ainsi que 81 % du groupe « Troubles anxieux » (n = 16), 83 % du groupe « Troubles de l’alimentation » (n = 6), 88 % du groupe « Troubles kinesthésiques liés à la prise de médicaments » (n = 8) et 83 % du groupe « Troubles dysphoriques prémenstruels » (n = 6). Parmi les membres répondant aux critères « liens financiers » (n = 95), 76 % avaient bénéficié de subventions de recherche, 40 % de revenus comme consultants, 29 % travaillaient dans la communication, et 25 % recevaient des honoraires d’un autre type. Plus de la moitié des membres ayant un lien financier présentaient plus d’un type de relation financière l’engageant auprès d’une compagnie. Onze membres avaient cinq types de liens.

    Les catégories de maladies mentales désignées par « Troubles de l’humeur » et « Schizophrénie et autres troubles psychotiques » sont les deux principales catégories pour lesquelles un traitement psychotrope est habituellement proposé, le lien entre le recours au DSM et la consommation des produits des firmes pharmaceutiques est une évidence. Les compagnies pharmaceutiques ont un intérêt direct sur la détermination des troubles mentaux intégrés dans le DSM. La transparence en ce domaine devient cruciale lorsque les liens financiers entre chercheurs et industrie pharmaceutique sont stables et multiples.

    Toujours est-il que le dernier DSM 5 est fortement décrié, on lui reproche même de créer de nouvelles maladies mentales. Publiée le 18 mai 2013, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM, de l'anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l'Association Américaine de Psychiatrie (APA), communément intitulée DSM-5 (anciennement connue sous le titre DSM-V) remplace la quatrième édition du DSM (DSM-IV, 1993 ; textes révisés en 2000, DSM-IV-TR) après consultation, révision et préparation1,2. L'APA possède un site de développement officiel des versions antérieures du DSM-5.  Cette nouvelle version du manuel fait l'objet de nombreuses critiques selon lesquelles il présente des classifications arbitraires et sans fondement scientifique et sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.

    Modifications majeurs posées DSM5

     

    --> Article du site AUTISME MONTREAL :  Les troubles envahissants du développement (TED),

           selon le manuel de critères diagnostiques DSM IV, regroupent : 

    • L'autisme
    • Le désordre désintégratif de l'enfance
    • Le syndrome d'Asperger
    • Les TED non spécifiques et l'autisme atypique
    • Le syndrome de Rett

     Les caractéristiques

     Les TED se déclarent généralement dans les premières années de la vie. Pour présenter un TED il faut avoir :

    • Des troubles graves de la communication : difficulté de langage et de décodage, de l'écholalie, être non-verbal, etc.;
    • Des atteintes neuro-sensorielles : le dysfonctionnement des cinq sens provoque des comportements bizarres et stéréotypés de survie chez les personnes. Les manifestations comportementales anormales sont reliées à leurs atteintes neurologiques et chimiques.
       Ce qui amène...
    • Des troubles de socialisation : l'autiste veut interagir mais ne peut pas à cause de son handicap.

    Ces problèmes peuvent être d'intensité variable ou se présenter différemment selon les atteintes. Certaines personnes ayant un TED peuvent fonctionner de façon normale dans la société alors que d'autres requièrent une supervision 24 heures sur 24.

     
    Les causes

    L'autisme et les TED sont le résultat de problèmes médicaux qui ont comme conséquence l'apparition de troubles graves et envahissants du développement chez les très jeunes enfants. L'autisme et les TED ne sont pas des maladies mentales et ne sont en aucun cas reliés à des problèmes psychologiques.
     Les dernières recherches ciblent comme causes probables :

    • Une prédisposition génétique;

    • Un débalancement métabolique;

    • Une atteinte virale;

    • Des facteurs environnementaux;

    • Un dysfonctionnement du système immunitaire;
    • Une intoxication aux métaux lourds.

    Les chercheurs constatent régulièrement comme manifestation clinique :

    • Atteinte du système gastro-intestinal :
      • Constipation et diarrhée, 
      • Parasites intestinaux et Candida albicans.
    • Intolérance et allergies alimentaires;
    • Déficiences enzymatiques et vitaminiques

    Les traitements

    Les meilleurs résultats obtenus sont, selon les symptômes observés, la combinaison et l'application de trois principales approches :

    • Les approches éducatives structurées tel que : (...) TEACCH (Treatment and Education of children with Autism and related Communication handicapped CHildren);
    • Les approches médicales tel que : diète sans gluten et sans caséine, vitaminothérapie;
    • Les approches complémentaires tel que : orthophonie, ergothérapie.

    Des protocoles d'examens cliniques devront être mis sur pied et utilisés afin de déterminer le meilleur traitement à prescrire individuellement à chaque enfant. 


     

    Un enfant sur combien est autiste ?

    --> Télécharger AUTISME FRANCE URGENCE 2013

     La Haute Autorité de Santé reconnaît un taux de prévalence de 1 sur 150; mais dans la plupart des pays du monde, le taux est de 1 sur 100.

    • Ce taux était de 1/2000 naissances en 1960 (1).
      On évalue à 440 000 le nombre de personnes autistes en France, soit l’équivalent de la ville de Lyon, et 67 millions dans le monde (2).
      Mme Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, évalue quant à elle dans un article paru le 18/07/2012 (http://sante.lefigaro.fr) à 600 000 le nombre de personnes autistes, soit 1 personne sur 100 en France et près d’1 400 000 personnes directement concernées dans leurs foyers.
      Selon le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon : « De tous les troubles graves de développement, il est celui qui connaît la plus rapide expansion dans le  monde. Cette année, le nombre de cas d’autisme diagnostiqués chez des enfants sera supérieur aux diagnostics de diabète, de cancer et de SIDA additionnés ».


     Définition de l'autisme sans déficience intellectuelle

     La distinction que l'on peut faire entre une personne typiquement autiste et une personne présentant un syndrome d'Asperger ou un autisme de haut niveau de fonctionnement est l'absence chez ces dernières d'une déficience intellectuelle. En effet, pour qu'une personne obtienne un diagnostic d'autisme de haut niveau de fonctionnement il faut, en plus des critères habituellement identifiés pour un diagnostic d'autisme, que son quotient intellectuel (Q. I.) soit supérieur à 70.

     Finalement, les critères généralement acceptés qui réfèrent au syndrome d'Asperger et qui le différencient de l'autisme de haut niveau de fonctionnement sont :

    • l'apparition de la problématique est habituellement plus tardive

    • les antécédents familiaux sont fréquents

    • le Q.I. verbal est habituellement plus élevé que le Q.I. de performance (c'est généralement l'inverse pour l'autisme typique)

    • le pronostic est habituellement plus positif

    • les troubles neurologiques sont moins fréquents

    • les handicaps sociaux et de communication sont moins graves

    • les nombre de sujets d'intérêts de prédilection est plus important

    • la maladresse est plus fréquemment présente 

     Parmi les particularités des personnes atteintes du syndrome d'Asperger, il faut énumérer les limitations suivantes :

     Difficultés de communication

    • Difficultés dans la compréhension de notions abstraites malgré un vocabulaire étendu.
    • Difficultés dans la compréhension de jeux de mots.
    • Difficultés dans l'expression de leurs émotions ou le font de manière inappropriée.
    • Répétition d'un mot ou d'une phrase de manière stéréotypée (écholalie).
    • Nette tendance à s'entretenir abondamment de leurs sujets favoris (fixation).
    • Interprétation de consignes au pied de la lettre.

    En résumé, les difficultés du jeune Asperger se situent principalement dans la dimension pragmatique de la communication. À cela s'ajoutent des lacunes importantes dans d'autres habiletés conversationnelles telles que les expressions faciales. Il faut donc utiliser des moyens non verbaux pouvant servir de support à la conversation.

    Difficultés de socialisation

    • Malaise en groupe.
    • Difficultés à percevoir intuitivement les besoins et les émotions des autres, et de ce fait, elles captent mal les ambiances.
    • Intérêt marqué pour un ou deux sujets spécialisés sans se préoccuper du fait que cela intéresse ou non leur interlocuteur.
    • Difficultés à percevoir les règles informelles de la vie sociale et les nuances; elles peuvent donc avoir besoin qu'on les leur explique en détail et de façon précise.
    • Naïveté sociale les conduisant souvent à devenir les souffre-douleur à l'école et en milieu de travail.

    En lien avec cette énumération, un enseignement des règles et des conventions sociales est donc à prévoir. La majorité des jeunes «non TED» apprennent ces règles et conventions intuitivement et naturellement à partir des expériences vécues. Sans un enseignement explicite, les personnes TED ne peuvent effectuer ce type d'apprentissage ou n'y accèdent que partiellement ou très difficilement.

     Atteintes neuro-sensorielles

    • Hyper ou hyposensibilité de certains sens (vue, ouïe, toucher, goût, odorat).
    • Gestes souvent maladroits.
    • Posture particulière.
    • Expression du visage souvent figée et peu vivante.
    • Difficultés à regarder l'interlocuteur dans les yeux.
    • Tics moteurs.
    • Possibles difficultés à reconnaître les visages (prosopagnosie).
    • Difficultés à lire l'expression affective des visages.
    • Difficultés à gérer les perceptions, ce qui rend le monde qui les entoure tout à fait imprévisible, voire effrayant.

    Cependant, il est important ici de noter que ces personnes, sur le plan cognitif, ont un fonctionnement intellectuel se situant dans la moyenne ou même dans la tranche supérieure de la population, une capacité mnésique excellente ainsi qu'une capacité à développer des passions ainsi que des talents remarquables.