• COLLEGE MONTESSORI

    Voici une courte présentation de la chrysalide... avec l'aimable autorisation de Mme Abellard
     
    Le parcours des enfants « singuliers »
    COLLEGE MONTESSORI
     
    Aujourd’hui, nos enfants ont plus de 11 ans et ne peuvent plus être maintenus en CLIS (Classe d’Inclusion Scolaire).

     

    Ce sont des classes spécialisées de 12 enfants ayant leur place dans une école primaire ordinaire. La diminution du nombre des  postes d’AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire), dans les CLIS  rendait déjà l’intégration de nos enfants plus difficile. Pour accéder au collège, avec l’évolution des UPI (Unité Pédagogique Individualisée), en ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire), une modification des critères d’admission vers plus d’exigence sur le niveau scolaire a été remarquée par de nombreux parents, lors des ESS (Equipe de suivi de Scolarisation). « Une prime à l’inclusion» motive les chefs d’établissements du secondaire à développer des inclusions réelles. 

    Si l’idée peut paraître intéressante, elle ne permet plus à nos enfants d’accéder à ces classes en milieu ordinaire du fait de leurs difficultés d’autonomie dans leur travail et d’un niveau scolaire inadapté à leur classe d’âge. Nos enfants peuvent manquer d’habilité relationnelle et être en souffrance dans les établissements classiquesNous observons que les dispositifs spécialisés de l’éducation nationale  ne correspondent pas aux besoins particuliers de nos enfants, ni à nos attentes : la proposition d’une seule orientation de nos enfants en institution spécialisée ne nous satisfait pas.

     

    Les réponses au niveau des institutions sont parfois insuffisantes et pas toujours adaptées.

     

    Une réalité de carences de places est relevée. Les jeunes adolescents de 12 ans sont souvent trop âgés pour les SEES  (Service d’Education et d’Enseignement Spécialisé), ou trop jeunes pour les SIPFP (Section d’Initiation et de Pré-Formation Professionnelle). De plus, ces structures sont humainement importantes, environ 50 jeunes par structure, avec des projets qui ne nous apparaissent pas toujours adaptés aux besoins des enfants et à nos attentes parentales. L’aspect individualisé de l’accompagnement de la personne nous semble difficile à développer dans des structures  qui accueillent beaucoup d’enfants.

     

    Nos adolescents présentent des difficultés d’autonomie psychique, et des troubles cognitifs présentant un grand besoin d’adaptation. Ces institutions qui leur sont souvent proposées, comme seule possibilité dans le dispositif existant,  ne semblent pas leur correspondre.

    Les temps scolaires proposés sont souvent insuffisants ainsi que les moyens d’enseignement adaptés (ordinateur, plans inclinés, adaptation des supports, de la pédagogie, conseils d’ergothérapeutes…)

     

    Notre projet qui se présente comme une alternative pour les adolescents singuliers et leurs parents, se propose de compléter le dispositif institutionnel existant.

    Nous avons pensé un projet novateur en associant un enseignement Montessori et un enseignement pré-professionnel dispensé par des artisans retraités. Des ateliers corporels et artistiques seront proposés pour réactiver l’expression émotionnelle de nos adolescents.